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L’odyssée de la nageuse ou la maison de fous façon Astérix et Obélix

La piscine est un élément central de ma vie. Il se trouve que quand je fais du sport, je deviens instantanément, et ce même si je ne suis pas au-delà de mes (maigres) limites, rouge. Je dirais même rouge brique. Ce qui est assez embarrassant, surtout quand l’entraineur de la salle de gym est un fringuant japonais musclé. Or, ce petit désagrément ne m’arrive pas lorsque le sport pratiqué est la natation. Me faire une carte à la piscine de Waseda devient donc un impératif. Mais pour cela, je dois d’abord obtenir la carte de santé! Si vous avez bonne mémoire, vous vous rappelez que j’avais déjà passé moult examens. Mais cela ne suffit pas lorsqu’on veut aller à la piscine! Il faut AUSSI un examen du cœur… Les japonais n’aimeraient surtout pas porter la responsabilité de notre mort s’il s’avérait que l’on se noie après une attaque cardiaque…

Je crois me rappeler que pour passer cet examen il suffit de payer 1300 yen et de passer au centre médical de l’université. Pour être sure de ne pas y aller pour rien, je passe avant au 4ème étage du bâtiment 22 (accueil des étrangers, où, je précise, on ne parle que japonais). Et là, on m’apprend que すみません, que non ca n’est pas possible, qu’il faut aller à l’hôpital et payer 1500 yen et que bla bla bla et que les horaires sont compliquée et que bla bla bla… Là je commence à être légèrement agacée. Avant de me lancer dans cette longue démarche je décide quand même d’aller vérifier au centre hospitalier par moi-même (je suis particulièrement fière de ce passage puisque j’ai réussi à trouver seule et sans aucune aide et surtout sans me tromper, le chemin qui mène au centre médical de Waseda).

J’entre dans l’accueillant bâtiment grisâtre et me retrouve dans une sorte de hall, avec absolument personne… Me livrant à une brève réflexion, je décide que lire les kanjis sur la pancarte en face de moi est la meilleure (quoique pas la plus facile) des choses à faire. 5 minutes, plus tard (ce qui est un records de vitesse pour lire deux lignes et demi), je comprends que le centre est au 2ème étage (qui correspond à notre 1er étage puisque les japonais n’ont pas daigné inventer le rez-de-chaussée). Je gravis donc les escaliers et entre dans une salle d’attente. S’apercevant de ma présence, une infirmière me demande ce qu’elle pourrait faire pour mon m’aider. J’explique ma situation, et elle me dirige vers le 4ème étage. Déjà merci le 4ème étage du bâtiment 22: heureusement qu’ils m’ont dit que c’était impossible, j’ai failli les écouter…Une fois au 4ème du centre médical, nouveau guichet. Re-expliquation. On me demande le papier qui m’autorise à passer l’examen… Quel papier?! Pour l’avoir, m’annonce-t-on, il faut aller au cinquième étage. Au 5ème, on me prend ma carte d’étudiant et ma carte de santé et me demande 1300 yen. Je sors mon porte monnaie mais l’infirmière m’arrête et m’explique qu’ici on ne peut payer qu’avec des tickets que l’on achète au distributeur automatique du 2ème étage. Légèrement  excédée, je retourne au deuxième et achète un ticket. De retour au 4ème étage j’obtiens enfin le sacro saint papier qui me permet d’accéder à l’examen du 5ème étage.

Acceptée! C’est bon! L’infirmière me demande de laisser mon sac à l’entrée et me fait entrer dans une cabine fermée par un rideau, me demandant de me déshabiller, d’enlever une chemisette, de m’étendre, et de l’appeler à ce moment là. « Oh que c’est bien! » me dis-je, « que les japonais sont prévenants, et respectent ma pudeur! Maman avait raison quand elle me disait que les médecins japonais respecteraient surement plus mon intimité que les médecins français »… Hahaha! Respect de l’intimité tu parles! Je n’ai pas plutôt appelé l’infirmière qu’elle ouvre toute grande ma chemisette pour m’accrocher des pinces à la poitrine! Si c’était pour ce résultat, j’aurais autant aimé qu’on ne me demande pas de mettre une chemisette!!! Ca m’aurait évité les faux espoirs!

Enfin il n’empêche qu’elle m’annonce que tout va bien et que je peux retourner au 4ème étage où je récupère ma carte de santé tamponnée et ma carte de l’étudiant. Mission réussie donc. A moi les joies des sports aquatiques!

銀行: suite et fin

Cette fois-ci, je suis bien décidée à vaincre l’institution bancaire japonaise! Ayant entendu dire que Mitsubishi est une banque certes japonaises, mais possédant des filiales à l’international, je me dis qu’ils seront avec un peu de chance plus ouverts d’esprit et décide de m’y rendre. Il y a justement une enseigne de Mitsubishi juste à côté de Hoshien. Arrivée là j’entre, ce qui me permet de m’apercevoir qu’lil n’y a dans la place que des distributeurs et pas un seul être vivant… Décidée à ne pas abandonner, j’avise un policier juste devant, et lui fait comprendre après bien des efforts linguistiques et gestuels que j’aimerais savoir où se trouve la banque réelle, et non pas le hangar à distributeurs… Très aimable et surtout très patient il m’indique la direction de la gare, et me dit qu’une fois arrivée là je dois la longer sur la droite pendant une vingtaine de mètres. Je me rends donc à 高田馬場 (Takadanobaba, la station de JR (Japan Railway) la plus proche de Waseda).

Je trouve la banque sans encombre et entre dans l’antre de la bête. Avisant une employée de la gare (reconnaissable avec sa tenue rouge et grise façon hôtesse l’air terrestre) je lui demande s’il est possible d’ouvrir un compte. Elle me dirige vers le deuxième étage. Je prends donc l’ascenseur, avec un charmant vieux monsieur qui me dévisage comme si j’étais le diable blanc en personne, et arrive dans une pièce spacieuse contenant 4 alcôves qui sont en fait autant de guichets. Je demande encore une fois mon chemin et là surprise! On me donne un papier à écrire et me donne un numéro en me priant de bien vouloir patienter quelques minutes. N’osant y croire, je précise que je n’ai pas ma foreign registration card et que je n’habite pas le Japon depuis six mois. 大丈夫です(ca ne fait rien) me répond-on! J’en pleurerais de joie! Je remplis donc le formulaire, avec l’aide spontanée d’une employée japonaise lorsque le besoin s’en ressent, attend 15 minutes, passe au guichet, tamponne deux trois trucs avec mon stamp et retourne patienter. Dix minutes plus tard on me rappelle pour me donner mon livret (en me faisant gentiment choisir entre le livret classique et celui agrémenté de personnages Disney… Je me demande si on le propose aussi aux hommes d’affaires celui-là) et me dire que je recevrai ma carte dans une semaine à mon domicile, sachant que je peux d’ores et déjà faire des virements internationaux. Cette question des virements internationaux éveillant un souvenir dans mon esprit, je demande l’adresse swift de la banque et mon numéro Iban. Et là c’est le drame… L’employée me regarde d’un air effaré, me disant qu’elle ne sait absolument pas ce que c’est que ce numéro. Elle appelle une puis deux de ses collègues, qui ne savent pas non plus. Elles décident donc d’appeler le grand chef de service, qui se révèle tout aussi ignorant. J’ai donc à mes pieds tout le personnel de la banque qui s’excuse… Très gênée je leur dis que ce n’est pas grave et repars quand même vainqueur de cette grande odyssée!

J’apprends plus tard dans la journée, après quelques recherches, que le numéro Iban est une convention européenne et que ce sont donc les banques françaises qui sont les imbéciles dans l’histoire, à demander une convention européenne à des japonais…

銀行: Banque, deuxième round

Si vous vous rappelez bien (et donc si vous retenez un tant soit peu ce qui se dit sur le blog ^^) j’avais déjà essuyé quelques échecs auprès des banques japonaises et avais décidé de patienter jusqu’à la séance proposée par la Resona bank, qui a un partenariat avec l’université de Waseda. Je me retrouve donc le 1er octobre à Waseda, prête à ouvrir mon tout nouveau compte en banque. J’arrive au 5ème étage, comme indiqué sur le prospectus. Première surprise! Le lieu a changé, direction le 8ème étage. Une fois là haut, deuxième surprise! On peut certes demander aujourd’hui l’obtention d’un compte en banque mais il faudra patienter trois semaines pour que le compte soit ouvert et quatre pour pouvoir effectuer des virements internationaux… Etant donné la dégradation à vitesse grand V de la situation financière mondiale et particulièrement du change euroo / yen (pour faire simple, je deviens désespérément pauvre), je ressors furieuse, décidée à trouver une autre banque par moi-même et à ouvrir un compte avant deux jours!

Pour résumer, c’est un nouveau game over…

Health Check

Hum… Je crois que le seul mot qui puisse me venir à l’esprit après cette épreuve c’est たいへん!(expression japonaise très pratique regrouppant les notions de « fatiguée » « fait chier » « problème » et « j’en ai marre de la vie ». Très pratique comme je l’ai dit tantôt)

Alors je suis arrivée, en compagnie de Lucile, Sabrina et Carolin (une amie londonienne) à 10h au point de rendez-vous pour faire un examen de santé. Pourquoi me direz-vous. Parce que pour avoir le droit d’utiliser la salle de sport, il faut une carte qu’il est catégoriquement impossible de faire sans un examen de santé… Et comme ce jour là l’examen était gratuit pour les étudiants de Waseda, j’ai pris la peine de me déplacer. Mais devant l’entrée, première vision d’horreur: la file d’attente… Quand nous accédons finalement au bureau, on nous annonce les examens à passer: analyse d’urine, examen ophtalmologique, mesure de la taille, prise du po ids, vérification de la tension artérielle, entretien pour la santé psychologique et finalement rayon X pour la poitrine… J’ai tout fait, mais à la fin une bonne surprise m’attendait: comme j’avais mes règles on m’a gentiment invitée à repasser la semaine d’après pour faire une analyse d’urine…

Bref une fois notre carte de santé en stock, nous allons, Lucile et moi, nous inscrire à la salle de gym.

p1010041.jpg Et là vous êtes en droit de vous demander ce qu’est cette chose, ressemblant vaguement à un distributeur de café. En réalité c’est un distributeur de sport! S’inscrire coute 2000 yen mais vous ne pouvez pas juste donner ces 2000 yen au bureau. Il faut d’abord acheter 2000 yen un ticket sur lesquel est inscrit la somme 2000 yen… Sans commentaire… Vous obtenez-donc ceci, qu’il vous faudra donner au bureau:

p1010042.jpg 

コンサートの切符: 2 jours plus tard, 2ème essai!

Je reviens cette fois-ci avec ma meilleure arme: une japonaise, qui maîtrise par conséquent parfaitement la science des kanji!

Et autant vous dire, même comme ca ca n’est pas une partie de plaisir. Le clavier numéroté s’est avéré être en fait ce qui permet d’entrer le code chiffré du concert, mais on peut également faire une recherche par nom de groupe, date… C’est ce que nous faisons (ou plutôt devrais-je dire ce que fait Erina, avec mon inutile personne à ses côtés). Et là, surprise, rien du tout. Ni par date, ni par nom, ni par lieu… Le néant. Je pense déjà à abandonner quand Erina sort l’arme secrète: le téléphone de la machine: gratuit d’utilisation, il permet d’appeler le centre de je-sais-pas-quoi des billets d’évènements. Le téléphone en soi est un peu bancal et ne tient pas sur sa base, mais enfin, il marche. S’ensuit une discussion en japonais dont je ne comprends pas grand-chose et le résultat est: le code chiffré du concert! Jackpot!

Mais contrairement à ce que l’on peut penser, nous n’étions pas au bout de nos peines. En entrant le code chiffré, le concert qui apparait ne mentionne nulle part le nom du groupe… Pou rtant il s’agit bien de la  même date, de la même heure et de la même salle. Après qu ‘Erina a vérifié rapidement sur son portable les données du concert, qui coïncidaient, j’achète, un peu inquiète tout de même, les deux billets. Je dois ensuite rentrer mon nom, ce qui n’est pas une mince affaire vu la longueur, et valider. Cela fait, j’attends devant la machine, que les billets sortent pensais-je.

Et là je vois Erina qui me regarde comme si j’étais une extraterrestre, et me demande ce que je fais. « J’attends » dis-je. « Mais quoi? » « Les tickets voyons ». Et là elle me regarde d’un air un peu désolé ‘pauvre enfant, elle ne sait pas, semble-t-elle dire): « Mais les tickets on les prend à la caisse avec le papier qu’a délivré la machine… » Au temps pour moi… Nous nous rendons donc à la caisse où je paye et obtient en échange les précieux tickets!!!! Enfin!!! Et là, surprise: sur le billet, il a bien le nom d’Acid Flavor, mais accompagné de 3 autres. En résumé, sans le savoir, j’ai acheté un ticket non pas pour voir Acid Flavour, mais pour assister à un concert rock présentant plusieurs groupes, DONT Acid Flavour…

                                                      p1010013.jpg

まーいっしょがない!

銀行: First shot!

Erina ayant gentiment acceptée de nous accompagner, nous partons en quête d’une banque qui veuille bien accepter nos pauvres carcasses de 外人pour ouvrir un bank account. Ayant une japonaise avec nous, nous pensons passer facilement ce niveau du jeu « Vivre au Japon, le défi ».

1er essai: Mizuho, banque très connue au Japon. Nous nous avancons et nous dirigeons vers un employé, qui regarde d’un air inquiet s’avancer les étrangers que nous sommes. Et là, c’est le drame: en gros tant qu’on n’a pas de preuve que l’on habite pas  ici depuis 6 mois (impossible puisque cela fait à peine 3 semaines, c’est だめ(dame= impossible).

                     銀行: First shot! dans Vie quotidienne Mizuho

2ème essai: autre banque dont je ne me souviens pas du nom: là c’est encore pire. On a à peine passé le pas de la porte qu’un employé vient nous cueillir et nous fait comprendre qu’ici, ca n’est pas pour les étrangers, le tout agrémenté d’innombrables formules de politesse à rallonge, comme le veut la tradition japonaise bien sûr. Là je dois dire que je sors plutôt énervé par ces racistes financiers que sont les japonais! Même Erina ne trouve pas ca normal.

3ème essai: Resona Bank, qui est la banque en coopération avec Waseda et qui va venir à l’université début octoble pour créer des comptes aux étudiants étrangers. Normalement donc, elle nous accepte. Et bien non! Resona, les étrangers, ils aiment bien mais juste à Waseda. En dehors c’est pas ca.

                        resona dans Vie quotidienne

Bilan de la journée: Game over, try again.

コンサートの切符: La machine infernale

                      la machine à acheter les billets de concerts 

Je ne sais si certains d’entre vous écoutent du j-rock, et le nom d’Acid Flavour vous sera peut être complètement inconnu, mais il se trouve que j’aime particulièrement ce groupe. Or mon adorable petite sœur m’ayant annoncé qu’ils passaient en concert sur Tokyo, je décide d’aller sans plus tarder acquérir des tickets. Ayant entendu dire qu’au Japon, l’équivalent de la Fnac spectacles c’est le combini Lawson du coin, je m’y rends, innocente encore, et pensant acheter la chose en question sans trop de difficultés.

Erreur! Grossière erreur! Après avoir passé la porte, je me rends directement au comptoir, et demande, tut naturellement, des tickets pour le spectacle. Et là l’homme baragouine vaguement quelque chose en désignant un recoin sombre (j’exagère) du magasin. Intriguée et un peu déroutée, je m’avance à pas lents, méfiante et découvre une espèce de machine électrique géante, un peu comme celles qu’on trouve pour imprimer des photos à la Fnac. Et là, lumière se fait, c’est la machine qui permet d’acheter les billets de concerts! Toute heureuse de ma trouvaille, je me penche  sur l’écran et là… c’est la désillusion… Que des kanji….  Je lis bien  le mot コンサート (consâto = concert en anglais version prononciation japonaise) mais une fois que je clique dessus, apparait un clavier avec des numéros… Incompréhensible… Je décide donc (où plutôt je me vois forcée) de revenir plus tard, en compagnie d’Erina, une amie japonaise.

Game over donc.

地震: Le tremblement de terre

7h15: Je me réveille, mais très fatiguée, je somnole encore.

7h15: Tout à coup je sens que le lit bouge et je suis secouée d’avant en arrière. Dans mon esprit embrumé, le cerveau m’annonce qu’il y a un tremblement de terre et confusément je me dis que je devrais aller me réfugier sous le bureau. Mais alors que je suis encore dans les vappes, une petite voix me souffle que ca ne tremble pas assez pour que ca vaille la peine que je quitte mon lit et sur ce je me rendors comme une masse.

Une première expérience de tremblement de terre nippon mitigée donc!

Le Mystérieux Paquet

serviettes.jpg Oh! Mais qu’est-ce que ce paquet dans le sac plastique? Regardons d’un peu plus près…

serviettes2.jpg Apparemment il s’agit d’un colis de la Poste (ou son équivalent japonais) tout ce qu’il y a de plus normal. Mais si l’on défait l’emballage…

serviettes3.jpg Oh! Surprise! Des serviettes hygiéniques! D’après mes déductions, c’est là l’ingénieux moyen imaginé par les vendeuses japonaises pour que les femmes ne soient pas gênées ou embarrassées de se promener avec ce type d’achat dans un sac en plastique transparent… Ah ils sont fous ces japonais!

結滞電話: Téléphone portable

Ce matin, nous nous sommmes résolues à aller acheter cet outil tout à fait indispensable en matière de réseau social qu’est le portable. Mais, n’ayant aucune tendance suicidaire nous n’y sommes pas allées seules: l’aide que nous avez gentiment proposée Erina a été acceptée avec gratitude et reconnaissance.

Nous arrivons donc, en forme, devant le magasin de Docomo. Nous entrons et première surprise: iln’y a pas la queue comme en France. Autre coutume nippone inattendue: on nous avance un siège de suite, de l’autre côté du bureau de la vendeuse. Erina commence à parler avec la vendeuse, qui a surement décidé de battre le record de vitesse catégorie débit de paroles en japonais. De ce fouilli ne parvient à mes oreilles que le chiffre de 6000円 (40€), ce qui me semble bien cher pour un simple forfait. Erina fait alors un sourire d’excuses à la vendeuse et nous fait comprendre qu’il doit y avoir moyen d’acheter quelque chose de moins cher. Tentative infructueuse donc.

Deuxième essai: au, l’opérateur où Samuel, un autre étudiant français à Tokyo,a acheté son portable. Autant le dire tout de suite: ce fut terrible… il était 11h quand nous sommes entrés dans le magasin, et nous n’en sommes ressorties qu’à 13h… et encore: on nous a alors demandé de revenir une heure plus tard pour récupérer notre portable.

Voilà en gros le résumé de notre épopée, en français:

11h: Simple Plan, une offre promotionnelle, qui permet d’avoir un téléphonne gratuit dès le départ, auquel il faut ajouter un forfait appel et un forfait e-mails (sms). On peut l’arrêter aubout d’un an (ce qui nous avait beaucoup plût puisque la plupart des opérateurs japonais ne proposent que des contrats de 2 ans).

11h14: Pour payer il faut avoir un compte en banque. En gros: dégagez puisque vous n’en avez pas.

11h25: En fait on peut payer par combini mais c’est plus cher: par exemple le forfait de 25 min de paroles est à 1550円 au lieu de 880円.

11h33: En fait non: payer au combini ou bien par prélèvement automatique, c’est le même prix…. Là nous sommes soulagées mais en même temps nous nous rendons compte que cette vendeuse est bien contradictoire dans ses propos…

11h47: A présent passons au forfait mail, qui, bien entendu, est distinct du forfait paroles. Il faut donc payer deux fois… Cela fonctionne également par palliers. Erina nous conseille le deuxième, qui permet d’avoir assez, dit-elle d’e-mails et d’internet. Cela correpond à 1000円. Nous demandons ce qu’il en est du forfait illimité, qu’à apparemment pris Samuel: 4500円 …

11h59: Ca n’est pas un forfait bloqué: à chaque fois que l’on dépasse la communication ou les mails il faut payer en plus. Nous nous demandons alors si l’offre de mails illimités n’est pas plus avantageuse. Pour comparer nous demandons combien d’e-mails on peut écrire avec 1000円 . Et là c’est le choc: Erina et la vendeuse nous regardent comme si nous avions dit une énormité! « Mais ca dépend! »… Nous voilà bien avancées… « Ca dépend de combien de temps tu utilises internet ». Nous insistons: « Et si l’on n’utilise pas internet mais que des e-mails? ». Apparemment personne n’avait jamais été assez stupide pour poser la question puisque la vendeuse se voit obligée de sortir une calculette. La réponse ne tarde pas: 1000 e-mails!!! Lucile, Sabrina et moi nous regardons d’un air effaré: 1000?! Est-ce vraiment possible? Et là, vous français, vous rappelez les pauvres petits 40 sms par mois inclus dans votre forfait…. Quand nous lui expliquons notre stupéfaction, Erina nous regarde comme des bêtes curieuses: « 40?! Mais c’est ce que j’utilise en une journée! »… Les sms ou comment le Japon a mis un fossé technologique et de télécommunication entre lui et la France…

12h06: Nous comprenons enfin que l’illimité n’est pas une option: en fait cela correspond au montant maximum que l’on peut payer. Après, tout est gratuit.

12h20: Nous nous décidons pour le forfait paroles n°1, le forfait e-mails n°2 et le portable gratuit (blanc pour moi, rose pour les deux autres).

12h21: On nous tend nos contrats, et c’est aussi à partir de ce moment là que des envies de meurtre ont envahies nos cerveaux à l’égard de la vendeuse. Voici ses précisions successives, à 5min d’écart environ à chaque fois:

- « Au fait pour cette profiter de cette offre optionnelle vous devez payer 300円 par mois ». D’accord… Pourquoi est-ce promotionnelle dans ce cas?

- « Une petite précision: deux options sont incluses dans cette offre: l’assurance et le -50% pour trois numéros de vos choix ». Pas mal

- « Par contre ces options ne sont pas gratuites: 300円 par mois chacune. D’ailleurs elles sont obligatoires »… Après investigations nous comprenons que si l’on veut les supprimer il faut revenirà la boutique et qu’en plus on est quand même obligées de payer le 1er mois.

- « Ah et une dernière petite chose: pour rompre le contrat au bout d’un an c’est 10 000円 ». QUOI?!!!! Là, pour le coup elle se paye notre tête: elle nous avait dit que le contrat ne durait qu’un an! Et là elle nous explique calmement que certes on peut arrêter quand on veut, c’est-à-dire qu’on ne payera plus chaque mois, mais qu’il faut quand même payer une amende pour rompre le contrat… Fatiguées, vaincues à plate couture, nous n’ajoutons rien.

Un peu énervées nous signons le contrat et quittons le magasin pour revenir chercher notre portable dans une heure.

Vers 14h, nous arrivons et surprise! Ca n’est pas prêt, la configuration n’est pas complète. Après une demi-heure de patience, elle nous donne le portable et tout un tas de petits gadgets. Nous nous apprêtons à partir, quand là,vient le summum de l’affaire: « Désirez-vous charger votre portable? Pour quand il n’y a plus de batterie? Parce que dans ce cas vous devez acheter un chargeur; c’est 1000円! »….

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Anne-France Mattlet

Anne-France Mattlet

早稲田大学

早稲田大学

De Sciences-Po à Waseda

Avis aux sciencesposards, ou autres, pour qui le Japon semble la destination idéale! Sachez que ce n'est qu'après bien des déboires que je me retrouve (enfin) au Pays du Soleil Levant. Aprés avoir erré des mois dans les couloirs du Centre Asie, du boulevard St Germain à la rue de l'Université, reçu de fausses informations ou pas d'information du tout, et manigancé quelques coups bas pour m'assurer de ma place ici, j'ai finalement passé (seule) l'épreuve de l'inscription dans l'université japonaise. Dans mon immense bonté, je me ferai un plaisir d'aider quiconque tentera de surmonter cet obstacle. Donc si vous avez des questions auxquelles aucun service de Sciences Po ne peut répondre, n'hésitez pas à m'envoyer un message!

Un an au Pays du Soleil Levant

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