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奉士園100th anniversary: le Fashion Show

Avez-vous déjà rêvé d’être manequin? Eh bien moi je l’ai fait!… Quoique contre mon grès et dans des circonstances un peu particulières. Revenons en arrière. Début octobre, avec Lucile et Sabrina nous remarquons une affiche qui dit « Fashion Show: inscrivez-vous et défilez dans la tenue traditionnelle de votre pays. S’inscrire avant le 12 octobre ». Nous nous sommes bien moquées,avons fait remarquer que seuls des idiots aimant le ridicule pouvaient accepter de faire cela, et avons oublié la dite affiche.

Fin octobre, aux alentours du 20. J’entre dans le hall de Hoshien pour passer voir ma boîte aux lettres quand je rencontre Caroline, une française. Bien évidemment, entre nous, nous parlons français. Bien mal nous en a pris! Nous n’avions pas si tôt ouvert la bouche que la dame de l’accueil nous tombe dessus: « フランス人?! » (Vous êtes français?). Après que nous avons répondu par l’affirmative, elle s’extasie et nous dit que justement, elle cherchait des français pour le fashion show, pour représenter notre beau pays et patati et patata… Nous essayons de nous esquiver mais peine perdue! Elle prend nos noms et nous remercie de nous dévouer pour la cause du fashion show! Horreur! Me voilà embarquer dans cette histoire!

Décidée à ne pas sombrer seule, j’y retourne le vendredi 31 octobre avec Sabrina. La dame de l’accueil est enchantée de trouver une autre française bien sûr (sachant que Caroline m’avait laché pour cause de chute et douleurs…) et prends nos noms ainsi que nos numéros de chambre. Et là Sabrina fait comme moi, elle décide de ne pas se laisser embarquer seule dans cette galère et nous inscrivons donc Lucile sur la feuille. Mouhahahahaha! Et là, nous avons un problème: le défilé est dans deux jours et nous n’avons aucun costume traditionnel…

Après plusieurs minutes (quand même) de réflexion intense, nous décidons de nous costumer en cliché français, sur le thème du café parisien. Lucile, qui avait trouvé terrible que nous l’ayons incrite sans son consentement, nous jette un « Je suis la dame pancarte, je ne fais rien d’autre!!! Je tiens la pancarte! ». Elle tient donc la pancarte « café bistro », habillée d’une robe noire à pois blancs, très french attitude. Sabrina joue le française typique, habillée d’une robe noire et d’un bérêt, une baguette (qui soit dit en passant nous coûte quand même 2,50€) et le journal Le Monde (qui date de l’avion qui nous mena de Paris à Tokyo) sous le bras. Quant à moi je suis la serveuse,mini-jupe et chemise noires, bérêt et tablier (en réalité taie d’oreiller nouée à la taille par un bandeau de baseball Waseda, mais personne n’en sait rien donc ca va), portant un plateau sur lequel on peut voir des croissants, un pain au chocolat (achetés par nos soins), une bouteille de (mauvais) vin (gracieusement offerte par Takumi) et une Tour Eiffel (en fait bouteille de parfum souvenir acheté sur les bords de Seine par une dame de l’accueil qui nous en a gentiment fait le prêt). Messieurs dames, voici la France!

Et nous nous retrouvons donc dans ces tenues, le lundi après midi, entourées d’étudiants en costume traditionnel… Heureusement que les Etats-Unis étaient là, tous en jean: nous n’étions donc pas les pires. Et le défilé commence! Nous avions répété la veille avec les organisateurs pour savoir exactement où nous placer et avions répété cela à Lucile une dernière fois lematin même (elle n’arrivait pas à s’en rappeler). Et contre toute attente, nous avons fait un tabac! (C’est le cas de le dire, nous sommes un bistro tabac,haha…) Je m’explique: tous les pépés pervers du premiers rangs semblaient plutôt heureux de voir défiler des françaises en robes courtes… Nous lançons finalement un « Bonjour » avant de descendre les escaliers et de prendre le tapis rouge (en tout cas Sabrina et moi puisque Lucile a tourné en rond quelques secondes, affolée et perdue, avant de comprendre que le tapis rouge était fait pour que l’on marche dessus…).

 

 D’autres shows ont suivi, comme la danse traditionnelle japonaise par exemple:

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Après le défilé, nous avons du subir la scéances photo, avec le journalistes de Hoshien (en fait le gérant de je ne sais plus quel étage) qui nous a littérallement mitraillées.

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Et voilà pour nos débuts dans le maquinat!

早稲田祭: Waseda sai ou le festival de Waseda

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Vous rappellez-vous de ces kermesses que l’on organisait en primaire? Avec des stands, de la nourriture et 2 pelés 3 tondus? Et bien mettez cela à l’échelle des 5O OOO étudiants japonais déchainés de l’université japonaise la plus réputés pour ces clubs, cercles et fêtes, et vous obtenez le Waseda sai. Le meilleur mot pour le décrire est sans hésitation « bondé ».

En arrivant on ne sedoutait pas qu’il  nous faudrait nous frayer un chemin à travers le flot de japonais. Flot qui d’ailleurs nous emportait, qu’on le veuille ou non. Chaque petit passage du campus avait été envahi par les stads de nourriture ou les scènes en pleine heure. Précisons que Waseda compte 5 campus différents et plus de 30 batiments d’au moins 5 étages chacun, avec une vingtaine de pièces par étage. Toutes étaient occupées par les clubs. A côté, les pauvres petits festivals de lycée que l’on peut observer dans les animés c’est de la gnognotte.

Et pourtant! Quel ordre, quelle organisation! Sur les campus et dans toutes les rues avoisinantes, on pouvait trouver les régulateurs du Waseda Sai. Ce sont des étudiants volontaires, avecun joli uniforme rose traditionnel qui veillent à ce que tout se fasse dans l’ordre et avec discipline. Ils portent des batons luminescents pour faire traverser les gens et faire s’arrêter les voitures, et ils veillent à ce qu’on puisse toujours circuler, en dressant des barrières de cordes autour de chaque scène. Si l’on est pas à l’intérieur de la zone définie par la barrière, on circule! Interdiction de s’arrêter. Très japonais! En France, tout le monde se serait simplement étalé, bloquant des rues entières (ce qui m’est arrivé et que j’ai trouvé très désagréable lors de la gay pride à Paris). Le Japon est tout bonnement fantastique!

Voilà un exemple de « régulateur »

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Dailleurs, il y avait tellement de stands de nourriture que je n’ai absolument pas été capable de résister… Je suis un être faible face à cette tentation qu’est la nourriture… J’ai donc mangé, ou plutôt devrais-je dire englouti, un tacoset (takoyaki dans un faux tacos), deux galettes-de-je-ne-sais-quoi-qui-ressemble-à-de-la-pomme-de-terre-made-in-niji-no-kai, une sorte d’okonomiyaki roulé, des vrais tacoyaki, un dessert melant bananes, glace et cornflakes ainsi que des beignets de je ne sais quoi. C’était très bon! J’étais l’attraction de Jenny et Yuusuki, les deux amies avec lesquelles je suis allé au festival, qui trouvaient très drôle que toute cette nourriture puisse disparaître dans ma petite personne…

Voici un exemple de stand de nourriture customisé. Ici, Lady Oscar:

ladyoscar.jpg 

Passons maintenant aux différentes « attractions »

Nous sommes d’abord passé par les incontournables: danse écossaise, indienne, syrienne… et bien sûr japonaise! Un grand moment! C’est une danse très bizarre, qui ressemble plus à du sport, et que tous les japonais connaissent puisqu’ils l’apprennent en primaire à des fins spectacales pour parents!

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En nous dirigeant vers le grand auditorium nous avons aussi pu admirer les cheerleaders. Et là vient le plus intéressant: devant l’auditorieum ce sont les filles cheerleaders, les traditionnelles si j’ose dire, mais un peu plus loin, nous tombons sur leurs équivalents masculins! Magnifique! Le seul inconvénient étant que tous cesmessieurs semblaient d’une taille assez réduite. Mais leur performance vaut le détour. Je vous laisse regarder:

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Nous sommes ensuite allés dans le bâtiment 3ème étage classe 203, car c’est là qu’était mon club, le Waseda Illumination Project. Nous avions formé pour l’occasion un partenariat avec le cercle de koto, de lamusique traditionnelle japonaise, et voici le résultat:

monclub.jpg  La décoration est de nous, ainsi que les petits carrés illuminés sur la gauche, que j’ai aidé à fabriquer! Et le club de koto utilisait notre décor pour jouer de la musique (au fond un droite). Voici une vidéo, pour ceux qui n’ont jamais entendu cette musique:

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Voyant sur le programme qu’il existe des clubs demusique jazz,nous en prenons la direction. La musique était vraiment géniale, mais en entrant nous avions déjà remarqué un attroupement devant la salle, pour un autre club, sans y faire attention. Par contre en sortant du concert nous avons pu étudier le phénomène plus en profondeur:

avion2.jpg avion11.jpg Une idée de ce que cela peutêtre? Non? Et bien c’estun concours de lancé d’avion en papier. Le club du lancé d’avion en origami… Le plus impressionnant c’est encore la foule enthousiaste qui s’est réunie pour voir le concours. Ils sont fous ces japonais!

 pokemon2.jpg ppokemon3.jpg  Bon ne me demandez pas pourquoi, mais le campus était également hanté par des pokemons… Célébrités japonaises visitant incognito le festival je suppose…

En nous dirigeant vers la sortie nous avons également pu voir de la danse traditionnelle chinoise et aussi (pour ne pas dire surtout) admirer bouche bée les beaux danseurs chinois:

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Danse suivie, on ne sait trop pour quelle raison, d’un grand n’importe quoi:

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Et enfin, dans la rue adjacente à l’auditorium, nous sommes tombés sur les chanteurs de l’hymne de Waseda, tous très enthousiastes et particulièrement le garçon sur la photo à droite:

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Signalon également qu’au cours de cette journée nous nous sommes faites aborder par pas moins de 6 japonais dont la phrase introductive ne variait guère « Do you speak japonese? » Les japonais ne doutent de rien… Enfin c’est quand même assez flatteur!

Et finalement nous sommes rentrées à Hoshien, guidées par les batons luminescents des régulateurs de Waseda.

 

早慶戦: Waseda vs. Keio

Pour aller au match, il a d’abord fallu acheter les tichets. Je l’ai fait avec Georgina, au 4ème étage du bâtiment 22 (en gros celui des étudiants étrangers ou des japonais étudiant en japonais), deux semaines en avance. Le match Keio Waseda est l’évènement sportif leplus populaire de toute l’année à l’université de Waseda. Waseda et Keio sont les deux meilleures universités privées de Tokyo, et pour dire ca simplement, ce sont aussi d’éternelles rivales. Laissez moi vous donner un exemple. J’ai une amie qui est actuellement en échange à Keio et qui a pu me renseigner sur la situation là-bàs. Au discours de bienvenue en septembre, le directeur a bien rappelé à tous les élèves que Keio a derrière elle 150 ans d’ancienneté, alors que Waseda n’en a que 125, et a bien insisté sur lefait que les étudiants de Waseda étaient des fétards invétérés et des alcooliques irrécupérables alors que ceux de Keio étaient autrement plus huppés et sérieux… On trouve également dans la boutique de Keio (chaque université en a une, avec de nombreux goodies aux couleurs locales), des T-shirts indiquant: 

           慶応(Keio): 150

           早稲田(Waseda): 125 だけ(seulement) 

Référence à l’ancienneté de l’université… Tout cela pour dire que ce match est un évènement majeur. Les billets que nous avions pris nous donnaient accès à une sorte de tour, organisé par Niji no kai, un club qui s’occupe des étrangers. On devait donc se rencontrer à la station de métro la plus proche du stade à 7h3O. Le match devait commencer à 13h. Si vous savez compter cela fait 5h30 d’attente, et tout cela  pour du baseball. Encore heureux que ce soit un sport que j’aime à la base! 

Et maintenant permettez que je vous décrive l’état dans lequel j’étais au moment de me rendre au fameux match. La veille vers 10h, j’étais allée, en compagnie de Sabine au Hub, un bar très populaire parmi les étudiants de Waseda, et plus tard Shin (un ami japonais) et ses amis nous avaient rejoint au 富山公園 bar (Toyama Park), avec de l’alcool bien évidemment. Alors qu’au départ je ne comptais rester qu’une ou deux heure, de fil en aiguille il s’est avéré que j’ai finalement passé le seuil de ma chambre… A 6h du matin. Or il me fallait être en bas, au rendez-vous avec Yuusuki et Jenny pour aller au match, à 6h30. J’ai donc eu le temps de prendre une douche et d’avaler un oeuf dur et du riz au curry en vitesse, de chercher mes clés que j’avais jeté Dieu sait où dans ma chambre mais pas plus. Et encore, je suis arrivée en bas avec 10 minutes de retard, french attitude oblige.   Vous pouvez donc imaginer que je n’étais pas forcément très fraiche. Nous avons pris le métro pendant environ 15 minutes, avec un changement, avant d’arriver, un peu en avance, au rendez-vous de 信濃町(Shinomachi). 

Autant le dire tout de suite, les premières heures d’attente ont été terribles, je chancelais sans arrêt, ne pensant qu’à dormir. Pendant la file d’attente à l’extérieur nous avons eu l’occasion de parler aux deux supporters en chefs de l’équipe de Waseda, qui voulaient nous vendre une serviette Waseda pour l’agiter en même temps que nous chantions. Sur le coup nous trouvions cela un peu stupide. Heureusement nous avions acheté de quoi nous restaurer pendant cette interminable attente… 

3 heures plus tard nous sommes finalement entrés dans le stade. J’ai enfin pu m’asseoir!  O bonheur! Et encore deux heres et demi d’attente mais rythmées cette fois-ci!

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Et même les garçons se joignent à la démonstration:

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Les cheerleaders et les supporters faisaient leur numéro ( à la perfection soit dit en passant) et là, nous avons réellemnt compris le sens profond de la serviette! Tous les étudiants de Waseda l’agitaient, nous étions complètement à côté de la plaque. La seule solution a été pour Georgina et moi de courir en acheter une.

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A partir de ce moment nous faisions vraiment parti du groupe! D’autant plus que quelques jours plus tôt Takumi nous avaient appris la chanson! Ce qui m’a vraiment étonné c’est qu’à un moment donné les supporters et cheerleaders ont changé de camps: nous avons pu avoir ceux de Keio dans la loge de Waseda, et tout les étudiants de Waseda connaissaient par coeur l’hymne de Keio et vice versa. J’ai trouvé cela très fair play.

Voici les loges de Waseda (l’ours) et Keio:

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Et ensuite le match a vraiment commencé, nous sommes passés aux choses sérieuses. La foule était absolument déchainée. Georgina et moi avons pu nous joindre allègrement aux festivités. Ce qui m’a beaucoup étonné c’est que tout est très codifié. Il y a plusieurs hymnes, plusieurs rythmes, accompagnés de cetains mouvements de serviettes et de cônes en carton, le tout régulé par les supporters en ches de Waseda, habillés de noir et nous faisant face. Un des slogans étaient homuraun, répété inlassablement. Je me demandais ce que cela pouvait bien vouloirdire quand tout d’un coup j’ai compris: il ne s’agissait ni plus ni moins que de la prononciation japonaise de « homerun »… 

Voilà le fameux « homerun » et le slogan complet en gros c’est « homerun, homerun, à mort keio »!

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En tout cas après 3heures (quand même) de jeu, et de stress intense (en tout cas pour moi, car je suis très fière de mon université d’accueil et je ne voulais pour rien au monde que ces immondes (pardon Nadia) Keiosards gagnent face à nous!) Waseda a gagné 3 à 1. Vive Waseda! Je croyais que c’était fini,que neni! Il a encore fallu une demi heure de réjouissance, de chansons codifiées (alors que les rangs des supporters de Keio, eux se vidaientpeu à peu), sans compter la télé qui était venue spécialement pour interviewer les joueurs de Waseda.

Le drapeau de la victoire et l’interview du joueur de Waseda:

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En résumé, une excellente expérience! 

早稲田の歌: Réception, et surtout hymne, à Waseda

Nous avions reçu le mois dernier une invitation à une réception organisée par le président de l’université, à laquelle nous avons bien entendu décidé de participer. Déjà par respect pour le Président, puis pour assister à une réception officielle, mais aussi et surtout parce que l’on meurre de faim dans ce foutu pays et que la nourriture est gratuite à la réception!  Entendons-nous bien: j’aime beaucoup la nourriture japonaise. Mais déjà les prix de la nourriture sont exhorbitants et en plus le riz ca va 5 minutes.

Passons à un autre aspect de cette réception. Rien que le fait que cela s’appelle « réception », suggère que l’on soit bien habillés n’est-ce pas? Si l’on ajoute à cela le fait que c’est une « réception OFFICIELLE dirigée par le président de l’université », je crois que cela veut dire que l’on doit sortir la tenue de soirée. C’est en tout cas ce que nous français (Lucile, Sabrina, Guillaume et moi) avons compris. Malheureuseument nous étions aussi les seuls à l’avoir compris. Ce qui fait que nous nous sommes retrouvés à la fête, sur notre trente-et-un, entouré d’étudiants en jeans… Mais les officiels de la soirée étaient en costards! Et cela nous aura donné encore une fois l’occasion de montrer au monde entier (en l’occurence les étudiants étrangers) que la french attitude a la classe.

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Point de vue nourriture nous n’avons pas été déçus: les tables regorgeaient de sushis, de nouilles sautés, de sandwich, de beignets de légumes et de calamars, de choux à la crème, de fruits (denrée rare et luxueuse au Japon) et j’en passe. Je ne pense pas avoir jamais autant mangé de ma vie.

Question divertissement, nous avons eu droit d’abord au discours du doyen. Et là surprise, personne, et surtout pas les étudiants japonais, n’écoute!! Alors que j’écoute le discours (je ne peux pas dire pour autant que je le comprends, mais il constitue un agréable bruit de fond pendant ma mastication), une femme du staff passe devant moi et je l’entends dire: « やっぱりだれも聞いていないよ! », ce qui signifie: « comme je l’aurais parié, personne n’écoute ». Charmant! Ceux qui ont lu Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb, vous pourrez avoir le plaisir de comparer cet épisode au moment où elle fait un exposé sur la bière belge devant les amis de son petit ami! Je trouve le rapprochement parfaitement adéquat!

Nous avons également pu assister à de la danse traditionnelle japonaise, qui fait très supporter: le bunsan.

Et maintenant place au meilleur moment de la soirée: j’ai nommé l’hymne de Waseda! Mélange d’exercice militaire et de chant patriotique, doublé de gesticulations pesantes qui laissent à penser que si par malheur vous décidiez de ne pas soutenir l’université de Waseda, vous vous exposeriez à de lourdes conséquence. J’avais une envie folle de leur crier « Présenteeeeeeeeeez  Armes! », phrase qui aurait parfaitement correspondu à l’ambiance du moment. Takumi, qui était juste à côté de nous était complètement immergé dans le chant de l’hymne, si je puis dire. Chantant à pleins poumons, connaissant tous les couplets par coeur, il agrémentait sa performance d’un va-et-vient du bras tendu entre la gauche de la poitrine et le ciel. Magnifique!

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Voici Takumi:takumi.jpg

 

Barbecue japonais

Ce barbecue, ca faisait une semaine qu’on en parlait! J’avais eu le temps de m’imaginer un parc luxuriant, une rivière à l’eau vive et claire, un immense barbecue emplie de flammes qui doreraient de bonnes entrecôtes!! Mais non. En arrivant nous découvrons une espèce de nature pelée bordant une rivière huileuse jouxtant une zone plus industrielle que naturelle avec un magnifique pont en ferraille surplombant le tout… Et bien sûr pas d’entrecôte…C’est ce qu’on appelle une déception…

Mais enfin c’était quand même très sympathique, nous avons pu faire la connaissance de charmants japonais, et goûter les joies des légumes et du bacon grillé!

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Yukata et sandales japonaises

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Plutôt que de vous fair e un long discours, je vous laisse admirer ma gracieuse personne dans un yukata traditionnel japonais (qu’on a eu la bonté de me nouer, ce dont j’aurais été bien incapable moi-même), ainsi que de magnifiques sandales japonaises en paille de ma confection!

Voilà les différentes étapes de la confection de sandales japonaises:

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Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, la dernière photo c’est le produit fini.

Démonstration d’arts martiaux à l’ICC

 Après, les cours, nous décidons avec une amie taiwanaise de nous rendre à cette démonstration, organisée par les élèves de l’ICC.

La grande surprise, en arrivant, c’est qu’il faut également participer, ce que nous ignorions totalement! Nous avons donc passer 1 heure à essayer des techniques d’Aikido  et de Karaté! Même si le résultat n’était pas toujours celui escompté, c’était quand même très amusant et peut être qu’à présent je serai capable d’esquiver l’attaque d’un voleur de sac à main des banlieues.

Par contre les démonstrations étaient réellement impressionnante. Un des gars qui faisaient de l’aikido servait de cobaye pour les démonstrations et finissaient toujours par retomber lourdement sur le sol avec un bruit sourd… Assez inquiétant je dois dire. Très bruyant aussi, surtout quand le club de karaté fait ses exercices en coeur au rythme des « Ossssssssssu! ». Certains d’entre eux ont même cassé des tuiles et du béton avec leurs mains… J’espère ne jamais leur être antipathique!

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Anecdote amusante: pendant que les karatékas étaient en ligne avant la démonstration, je regarde (assez fixament je dois dire) la seule fille du groupe quand elle se tourne vers moi (sixième sens japonais). Naturellement, je lui souris, et là, elle a d’abord l’air choquée avant de me rendre mon sourire^^. Prise de contacte amicale avec un sujet japonais réussie!

コンサートの切符: La machine infernale

                      la machine à acheter les billets de concerts 

Je ne sais si certains d’entre vous écoutent du j-rock, et le nom d’Acid Flavour vous sera peut être complètement inconnu, mais il se trouve que j’aime particulièrement ce groupe. Or mon adorable petite sœur m’ayant annoncé qu’ils passaient en concert sur Tokyo, je décide d’aller sans plus tarder acquérir des tickets. Ayant entendu dire qu’au Japon, l’équivalent de la Fnac spectacles c’est le combini Lawson du coin, je m’y rends, innocente encore, et pensant acheter la chose en question sans trop de difficultés.

Erreur! Grossière erreur! Après avoir passé la porte, je me rends directement au comptoir, et demande, tut naturellement, des tickets pour le spectacle. Et là l’homme baragouine vaguement quelque chose en désignant un recoin sombre (j’exagère) du magasin. Intriguée et un peu déroutée, je m’avance à pas lents, méfiante et découvre une espèce de machine électrique géante, un peu comme celles qu’on trouve pour imprimer des photos à la Fnac. Et là, lumière se fait, c’est la machine qui permet d’acheter les billets de concerts! Toute heureuse de ma trouvaille, je me penche  sur l’écran et là… c’est la désillusion… Que des kanji….  Je lis bien  le mot コンサート (consâto = concert en anglais version prononciation japonaise) mais une fois que je clique dessus, apparait un clavier avec des numéros… Incompréhensible… Je décide donc (où plutôt je me vois forcée) de revenir plus tard, en compagnie d’Erina, une amie japonaise.

Game over donc.

お好み焼きの居酒屋: Okonomiyakis à volonté!!

« L’okonomiyaki (お好み焼き, okonomiyaki) est une sorte de crêpe, d’omelette ou de pizza typiquement japonaise.L’okonomiyaki est composé de okonomi (お好み, okonomi lit. ce que vous aimez/voulez) et yaki (焼き, yaki lit. grillé). Ce nom vient du fait que l’on peut y mettre de nombreux ingrédients »

- Et encore une fois (les Sciencesposards me comprendront), merci Wikipedia! -

Une fois expédiée cette petite explication, passons aux choses sérieuses. Ce soir là étaient organisées deux fêtes, par deux clubs de Waseda pour étrangers. La première, par le WIC, sorte d’association très hiérarchisée et officielle se passait sur un bâteau dans la baie de Tokyo; et la deuxième, prise en charge par Niji no kai, sorte de bande de joyeux lurons désireux de se faire des amis 留学生 (ryûgakusei= étudiants étrangers), regrouppait un izakaya d’okonomiyaki et un feu d’artifice après. Pour ceux qui ne seraient pas au courrant, un izakaya c’est comme un nomikai avec la nourriture en plus. Tout à volonté pendant deux heures donc.

J’y étais allée en compagnie de Chi he (ma voisine de pallier coréenne). Une fois dans le restaurant, après avoir enlevéses chaussures bien sur, nous découvrons le menu… Première difficulté: je n’y comprends rien. Mais enfin puisque tout est à volonté jepeux me permettre de comander n’importe quoi. Et quand les plats arrivent c’est le jeu de la crèpe japonaise: les ingrédients sont disposés dans un bol. Il faut remuer, verser le contenu sur la plaque chauffante au centre de la table (en faisant un beau rond  s’il vous plait), attendre que cela cuise, retourner la crèpe à l’aide de deux spatules (étape la plus sensible du processus), rajouter de la mayonaise et une sauce bizarre, couper, et c’est prêt! Chacun mange un bout d ce qu’il veut! En tout cas c’était vraiment délicieux! Mais j’ai tellement mangé qu’au bout d’un moment je ne pouvais plus rien avaler… D’autant que l’alcool étant à volonté, j’ai essayé plusieurs cocktails japonais et que bon… voilà…

Signalons qu’au cours de cette soirée, un garçon japonais que j’avais rencontré n’a cessé de me fixer du regard… Garçon charmant certes, et bien sympathique avec lequel j’avais bien discuté au cours du précédent nomikai, mais ayant comme un air de yakusa. J’ai donc décidé de ne pas trop m’impliquer, et ceci en dépit de son joli compliment (il était un peu よっぱらい il faut bien le dire, parce que normalement un japonais ne compimente pas en public): きれい服!

Après l’okonomiyaki, nous partons au 富山公園 (Toyama Park) pour faire des 花火 (hanabi = feux d’artifices). Et là c’est exactement comme dans les dramas! Avec les japonais qui tiennent des petites baguettes qui étincellent, en poussant des petits cris de joie (pour les filles) ou en riant bruyament (pour les garçons)! Il y avait aussi des fontaines par dessus lesquels les guerriers les plus braves de la tribue Waseda sautaient en criant 暑い! (atsui = c’est chaud!)… Charmant!

C’est à ce moment que j’ai eu l’occasion de faire la rencontre d’Issa et de Mio, deux japonais qui nous ont proposé de finir la soirée chez une amie à eux, avec d’autres japonais et étudiants étrangers, et qui habite tout près de Hoshien. Bien sûr j’accepte! Nous voilà donc partie et en arrivant chez la demoiselle en question, surprise! Il s’agit d’un grand studio, bien meublé, moderne, et donnant sur la Waseda Dori… Loyer 12 000円… (900€…) Voilà ca s’est dit, la suite! Là c’était très amusant, d’abord parce que j’ai regardé un drama d’horreur avec Mio et que nous sommes aussi trouillardes l’une que l’autre (elle ne cessait de se serrer contre moi en criant こわい!) et ensuite parce que j’ai beaucoup parlé avec Issa, qui m’a ensuite raccompagnée jusqu’à Hoshien après la fin de la fête.

飲み会: Comment les japonais se retrouvent pour boire

Après, Odaiba, un 飲み会 était prévu avec des élèves japonais de Waseda. Cela faisait longtemps que les japonais nous parlaient de ces fameuses fêtes où il n’y a qu’un seul et simple but: boire. Malgré tout ce que l’on nous en avait dit, nous nous sommes rendus comptes en entrant qu’aucune explication ne pourra jamais donner à un non-initié ne serait-ce qu’un aperçu de ce qu’est le 飲み会…

Déjà, on nous fait enlever nos chaussures et de grandes tables basses sont disposées dans toutes la pièce. On paye à l’entrée pour 2h et pendant ces deux heures, tout ce que l’on mange et boit est à volonté. Ca c’est pour le décor… Et pour l’ambiance… En entrant dans notre salle, Lucile et moi avons pu voir l’état des japonais se trouvant dans la salle voisine, d’où sortait un vacarme étourdissant. Personne ne marchait droit, les filles étaient malades, mais enfin, tout le monde avait l’air heureux!

Pour être honnête, je ne tiens pas à vous raconter dans le détail cette soirée. Sachez juste que malgré leur petite taille, les japonais peuvent ingurgiter une quantité impressionnante d’alcool et que bien sûr, dans un souci d’intégration sociale UNIQUEMENT, nous avons été obligés de faire de même!

Après cela (il n’était que 20h30 et la moitié des participants étaient déjà bien émêchée), j’ai été avec un groupe de japonais et d’étrangers dans un karaoke. Pareil ici, vous ne saurez pas avant d’avoir vu, à quel point les japonais (et à ma grande surprise les occidentaux!) sont à fond dans leur chansons! En tout cas c’était très drole et de toute manière, ici aussi, on a fait comme tout le monde. Rappelons qu’à cette époque de l’année au Japon il fait nuit à 17h30 et que tout ceci se passe donc la nuit, ce qui relativise un peu les choses.

En sortant de là à 11h il y avait encore du temps et nous sommes passés, avec un groupe de plus en plus réduits, dans un コンビに pour acheter à boire et aller s’asseoir devant l’université. Ici malentendu entre une portugaise qui s’exclame devant un japonais: « You drink in front of the university! But you really are a rebel! ». Le Japonais: « Rebel? Rebel? What’s that? ». La portugaise: « You know when you break the rules? ». Le Japonais, qui n’a pas l’air de comprendre: « え!そんあことじゃないよう »

Et en parlant de passer outre les règles… Nous étions assis depuis 3/4h environ quand tous les japonais nous font « Shhhhhh!!! ». Etonnés je regarde autour de nous et voit arriver… un agent de police! L’air sévère il remarque que nous faisons trop de bruit ». Et là, le plus drôle, c’est l’air contrit que prennent tous les japonais, pour recommencer à boire et à fumer dès que le policier a tourné le coin de la rue! Par contre après sa deuxième visite, où il demande à ce que les cigarettes soit éteintes (re-mines contrites), les japonais décident de changer de camp de base et nous emmènent dans un jardin public, où nous restons jusqu’à 3h du matin. La dernière partie de soirée était vraiment sympa, j’ai beaucoup parlé avec deux japonais, qui ont longtemps essayé, sans succès, de prononcer des mots français!

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Anne-France Mattlet

Anne-France Mattlet

早稲田大学

早稲田大学

De Sciences-Po à Waseda

Avis aux sciencesposards, ou autres, pour qui le Japon semble la destination idéale! Sachez que ce n'est qu'après bien des déboires que je me retrouve (enfin) au Pays du Soleil Levant. Aprés avoir erré des mois dans les couloirs du Centre Asie, du boulevard St Germain à la rue de l'Université, reçu de fausses informations ou pas d'information du tout, et manigancé quelques coups bas pour m'assurer de ma place ici, j'ai finalement passé (seule) l'épreuve de l'inscription dans l'université japonaise. Dans mon immense bonté, je me ferai un plaisir d'aider quiconque tentera de surmonter cet obstacle. Donc si vous avez des questions auxquelles aucun service de Sciences Po ne peut répondre, n'hésitez pas à m'envoyer un message!

Un an au Pays du Soleil Levant

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